Waterloo : la dernière bataille de Napoléon
18 juin 1815. Après dix heures de combat dans la campagne belge, l’Empire s’effondre. Retour sur les Cent-Jours, la Vieille Garde et la fin de Napoléon.
C’est rare qu’un pays se souvienne d’une défaite. Celle-là, la France ne l’a jamais oubliée. Waterloo, c’est la fin de Napoléon.
Mais avant le 18 juin 1815, il s’est passé beaucoup de choses.
De général à empereur
En 1799, Napoléon Bonaparte prend le pouvoir par un coup d’État. En 1804, il se fait sacrer empereur. Il place ses frères sur les trônes d’Europe, à Naples, en Espagne, en Hollande.
Pendant quinze ans, il poursuit la vieille lutte entre puissances européennes face au Royaume-Uni, à la Prusse, à l’Autriche et à la Russie.
Première chute, premier exil
On l’oublie souvent : Napoléon a déjà abdiqué une première fois, en 1814. Après la désastreuse campagne de Russie, les armées alliées entrent dans Paris. Le Sénat rappelle Louis XVIII, frère de Louis XVI. Napoléon est exilé sur l’île d’Elbe, entre la Corse et l’Italie.
Les Cent-Jours
Napoléon s’ennuie. Le 1er mars 1815, il débarque en Provence avec une poignée d’hommes et remonte vers Paris. Les troupes envoyées pour l’arrêter se rallient à lui. Il entre dans la capitale le 20 mars. Louis XVIII a fui.
C’est le début des Cent-Jours. Les puissances européennes forment aussitôt une septième coalition pour en finir avec lui. Napoléon rassemble une armée et marche vers la Belgique, par où les Anglais et les Prussiens comptent envahir la France.
Ligny, une victoire qui ne suffit pas
Le 16 juin 1815, à Ligny, Napoléon bat l’armée prussienne du maréchal Blücher. Mais la victoire n’est pas décisive : les Prussiens battent en retraite en bon ordre. Ils reviendront.
18 juin 1815 : la journée de Waterloo
Deux jours plus tard, à une vingtaine de kilomètres de Bruxelles, Napoléon affronte l’armée alliée du duc de Wellington. Environ 72 000 Français face à 68 000 hommes.
La bataille dure toute la journée. Les assauts se succèdent, les morts s’accumulent. Et dans l’après-midi, Blücher, battu deux jours plus tôt mais pas abattu, arrive sur le flanc français avec environ 50 000 Prussiens.
Napoléon joue sa dernière carte : il engage la Garde impériale. Les « grognards », comme il les surnommait parce qu’ils râlaient sans cesse, sont l’élite de la Grande Armée. Ils montent à l’assaut et sont repoussés.
Quand la Garde recule, l’armée française cède à la panique. C’est la débandade.
Après une dizaine d’heures de combat et des milliers de morts, Napoléon ordonne la retraite et rentre à Paris.
La seconde abdication
Il sait que c’est fini. Sous la pression des Chambres, il abdique une seconde fois le 22 juin 1815, en faveur de son fils, qui n’a que 4 ans.
Ce souhait ne sera jamais respecté. Le fils, surnommé l’Aiglon, ne régnera pas. Il passera sa courte vie en Autriche et mourra à 21 ans. Louis XVIII remonte sur le trône : c’est le retour des Bourbons.
Napoléon, lui, est exilé sur l’île de Sainte-Hélène, au milieu de l’Atlantique Sud. Il y meurt en 1821.
Repères
- 1799 : coup d’État de Bonaparte.
- 1804 : sacre de Napoléon.
- 1814 : première abdication, exil à l’île d’Elbe.
- 1er mars 1815 : retour en France, début des Cent-Jours.
- 16 juin 1815 : victoire de Ligny sur les Prussiens.
- 18 juin 1815 : défaite de Waterloo.
- 22 juin 1815 : seconde abdication.
- 1821 : mort à Sainte-Hélène.
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